LA UNE

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"La République " publié le 13 avril 2018 à 8h22.


Escoubès : la confédération paysanne prône le contre-pied de l’élevage intensif de porcs

Élevé sur paille puis en liberté, l’élevage porcin de Garlède-Mondebat privilégie la qualité.

© J-L. G.



La confédération paysanne, suite à l’enquête publique sur l’élevage de 6 500 porcs annoncé à Escoubès, milite pour une agriculture « à dimension humaine ».

Une autre vision de l’agriculture. C’est à la ferme du Claus à Garlède-Mondebat que la confédération paysanne du Béarn a choisi de présenter ce qui à ses yeux valorise l’élevage porcin. Tant dans son alimentation, sa production, que la transformation et la vente directe. Le contre-pied complet de l’élevage de 6 500 porcs qui a fait l’objet d’une enquête publique à Escoubès.

Chez Sylvain Desclaux, qui a pris la succession de son père Guy, 55 ha de surface utile sont travaillés pour produire l’aliment pour les porcs qui sont engraissés à la ferme, tués à Hagetmau et transformés à Arzacq pour la vente directe, au magasin de la ferme, et dans sept Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Elles sont situées autour de la région paloise, sur les marchés de Morlanne les jeudis après midi et à Arzacq le samedi matin ou au magasin d’Oloron « Tot de Cas ».

« Autre mode de vie et d’élevage »

Tout a commencé en 2011 avec 10 à 12 porcs par mois. Puis l’élevage s’est agrandi, toujours en restant à dimension humaine, pour atteindre aujourd’hui 25 à 30 porcs par mois. « C’est un autre mode de vie et d’élevage, explique Sylvain Desclaux. L’aliment que nous donnons est entièrement réalisé sur la propriété. Pour faire un porc de qualité, on mélange et concasse des protéines comme le maïs, des fèveroles, de l’orge, des pois protéagineux, et des tourteaux de colzas et tournesols. Ceci afin d’éviter un surplus de gras. On emploie 2 personnes sur l’exploitation. Une qui travaille sur plusieurs fermes que nous avons mises en groupement et une autre à la ferme à mi-temps. À l’inverse des gros élevages qui en veulent toujours plus et qui tirent les prix de vente vers le bas, nous préférons faire de la qualité et vendre à juste prix. C’est le consommateur qui y trouve son compte ».


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LA REUNION DE REMISE DES CONTRATS SAISON ETE 2018 DE JURAMAPON AURA LIEU LE 18 MAI 2018 À LA MAISON POUR TOUS DE JURANÇON À 19H30.

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Rapapro du 20.03.2018

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Les producteurs avec le sourire
Les autres producteurs concentrés
Les APAPS très attentifs
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« A Juramapon, nous organisons de temps en temps une rencontre réunissant les producteurs et les apaps pour prendre le temps de se connaître et de discuter de nos pratiques réciproques.

Le 20.03.2018, nous avons eu le plaisir de nous retrouver 11 producteurs et 18 apaps autour d’une jolie et bonne table.

Présents : Didier Lemonnier, Jérémy Estoueigt, Jean-Marc Larqué, David Richard, Stéphanie Louit, Jean-André Biscar, Jean Barrère, Jean-Christophe Bert, Vanessa Bonilla, Sylvain Desclaux, Isabelle Claverie.

Le thème de la soirée était : « maintenant que les circuits courts se sont développés, que représentent les amaps et Juramapon pour vous ? »

Pour nos producteurs, la part des amaps dans leur commercialisation varie de 20 à 95 % et pour tous, la sécurité et l’avance de trésorerie qu’assure une amap  est un gros avantage. Elles ont permis à certains de démarrer, à d’autres de passer en bio.

Au fil des discussions, nous avons aussi abordé d’autres sujets . Par exemple, l’utilité d’obtenir une certification bio et les différences de normes selon les pays.

Et certains producteurs ont annoncé des nouveautés :

-          Jean-André a participé à la mise en place d’une collecte de lait bio demi-écrémé ce qui va lui permettre de fabriquer du beurre en quantité suffisante pour les amaps.

-          Jean-Christophe Bert a obtenu une terre communale en fermage pour cultiver blé et orge et sera autosuffisant fin 2019 (sauf pour le malt). Il organisera  un chantier collectif pour la récolte du houblon et nous sollicitera. Il prévoit l’ouverture d’un bar avec concerts pour fin Juin.

-          Didier Lemonnier a obtenu la certification bio depuis 1 mois.

-          Jean Barrère envisage d’arrêter la production de bovins. La consommation a beaucoup chuté ces 2 dernières années.

-          Jean-Marc Larqué  organise des visites à la ferme le dernier vendredi du mois. Il souhaite développer la communication et va diffuser une news letter. Il insiste sur la difficulté de composer les paniers.

Ce fut une soirée riche d’informations et d’échanges autant pour les producteurs que pour nous. »