AMAP Juramapon : ACTUALITÉS de 2010 à 2019
Portes ouvertes à la Ferme du Claus, chemin de l’Eglise 64450 Garlède-Mondebat, chez Sylvain Desclaux 23.06.2018
Un après-midi lumineux de juin, une magnifique maison béarnaise avec sa cour fermée de granges, des prés vallonnés, un ruisseau au fond et sa bordure d’arbres, Sylvain, sa famille et ses collègues, et des cochons ! Des gros à l’ombre des arbres fruitiers plantés exprès pour eux ou vautrés dans la terre, des petits dans leur paille, des moyens encore à l’abri dans la grange, tous dans un environnement traditionnel et libres, pour les adultes, d’entrer et sortir.
Sylvain s’est installé en 2007 sur la propriété familiale et a orienté l’exploitation sur l’élevage de porcs. Il produit la quasi-totalité de leur alimentation : maïs, orge, pois, triticale, féverole (plus 10% de tournesol et colza achetés) ce qui lui fournit aussi la paille des litières.
Il a choisi la vente directe sur les marchés (jeudi à Morlanne, samedi à Arzacq), en amap et à la ferme (il a installé un magasin qu’il ouvre sur rendez-vous et la semaine « du frais » c’est-à-dire quand il a été livré par l’abattoir. Et depuis 2015, il participe avec d’autres producteurs au magasin Tot de casa à Oloron.
Il s’est lancé dans la transformation, pâtés et salaisons. Les produits sont élaborés à la Maison du jambon, à Arzacq, selon les recettes de Sylvain, en fait celles de sa grand-mère.
Aujourd’hui, il commercialise 20 porcs par mois, ce qui pour son installation est le maximum et assure la viabilité de son exploitation. Il assure ainsi la rémunération de 2,06 ETP. Il se dit heureux et, à le voir dans sa ferme, on le croit !
Pour Juramapon : Monique Cazayous, Michèle Gacherieu, Armand et Michèle Lahon, Sylvie Peyrusqué, Michèle Tizon
Jean Christophe est ravi du travail accompli qui sans l'entraide aurait sûrement dû travailler sans relâche pendant de nombreuses heures, au risque d'avoir une récolte de moins bonne qualité, concernant la maturation des cônes.
Bonne nouvelle : quantité de la récolte serait suffisante pour sa production de l'année.
Le séchage prendra 3jours, pour une recette prête à être dégustée dans un mois!
Jean Christophe compte sur vous l'année prochaine.
La récolte se faisant en septembre, lorsque les fleurs de houblons sont bien mûres...le cône doit être bien vert, et pas marron.
Les plants femelles produisent des chatons qui, à floraison, deviennent des cônes ovoïdes couverts d'une résine odorante et pulvérulente, la lupuline, qui apportera le goût à la bière.
Nous étions une cinquantaine, dont une dizaine de l'amap de Jurançon.
Dans la bonne ambiance et à l'ombre, en petit groupe autour des paniers, la récolte fut terminée en 3h de temps.
Chantier collectif récolte du houblon
Petit rapport sur la journée de samedi 1 septembre
Nous avions rdv pour 13h pour débuter la récolte des cônes de houblon sur les plants de la plantation de notre producteur de bières.
La plantation est attenante à la brasserie, sur un terrain bien ensoleillé.
Les plants poussent sur des câbles jusqu'à des hauteurs pouvant atteindre 10 mètres.
Et puis, à la nuit tombée, nous espérions un dernier spectacle, celui de la voix lactée scintillant de mille étoiles, posée comme un diadème sur la déesse Gai. Il n’en fut rien, le nuage du marchand de sable était là pour nous signaler qu’il était temps de rentrer.
Nous avons vécu une autre façon de fêter le 14 juillet, certes moins guerrière mais tellement plus démonstrative des espoirs liés à cette date.
C’est le moment où ferme et culture font, par tradition, bon ménage. Une soirée proposée par la Troupe de Théâtre Populaire d’Aubertin dans ‘‘Hall 456, brèves de voisinage’’, Cancans, commérages et on-dit dans le hall d’un immeuble, ce fut hilarant.
Et puis, est venu le moment où le grand air a fait un creux, l’estomac réclame sa pitance, c’est l’heure du diner :
‘’ Los d’Ací’’ (des producteurs et éleveurs de goût en Béarn, regroupés sous cette marque collective) nous ont préparé un repas composé de produits du terroir et toujours dans une ambiance conviviale.
Même si nous le savions déjà, c’est la preuve de leur respect pour le bien être animal et l’amour qu’ils portent à leurs bêtes.
Chez eux, la trayeuse est dans le pré, les vaches ne vont pas à la salle de traite, c’est le contraire. Au moment voulu, elles se mettent à la queue leu-leu et attendent patiemment leur tour. Le spectacle en valait le détour.
Puis, est venu le moment champêtre de la journée, la traite des vaches sur leur lieu de pacage. Une montée d’un kilomètre à pieds pour les plus courageux ou un transfert dans une drôle de remorque, tirée par le tracteur, pour les plus petits et des ‘‘accompagnateurs’’.
Si nous disons « 14 juillet », pour bon nombre d’entre nous, nous pensons fête nationale, République, défilé militaire, bal des pompiers, promenades et encore d’autres choses agréables, cela même s’il reste toujours un petit, mais tout petit nombre qui penseront super marché.
Et bien cette année, Maryse et Jean-André Biscar, nos producteurs de lait, nous ont proposé pour cette date, Oh! Combien significative d’échange, de convivialité et de vivre ensemble, de la partager pour une après-midi portes ouvertes à la ferme à Arbus, qui est l’un des plus beaux balcons sur la plaine Béarnaise.
Au programme, ils nous ont expliqué avec moult détails leur travail dans la réalisation des yaourts et du fromage blanc.
